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ZLECAf : le Conseil Économique et Social social et les femmes entrepreneures d’Afrique centrale unissent leurs voix pour une intégration économique plus inclusive

Le siège du Conseil Économique et Social (CES) à Yaoundé a accueilli, le 6 août 2026, une conférence-débat placée sous le thème : « Partage d’expériences et consolidation d’une stratégie commune pour accélérer la pleine participation des femmes et des jeunes dans la ZLECAf au Cameroun et en Afrique centrale ».

Organisée en partenariat avec la Fédération des Organisations des Femmes Entrepreneures d’Afrique centrale (FOFE-AC), cette rencontre a réuni des représentantes des organisations féminines, des administrations publiques, des partenaires techniques ainsi que des délégations venues du Cameroun, du Tchad, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine.

Les travaux avaient pour objectif de réfléchir aux stratégies permettant de renforcer l’implication des femmes et des jeunes dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de formuler des recommandations destinées aux décideurs nationaux et sous-régionaux.

Le Conseil Économique et Social ocial appelle à lever les obstacles à l’intégration

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Ouvrant les travaux au nom du Président par intérim du Conseil économique et social, le Secrétaire général du CES, Zacharie Ngoumbe, a salué l’initiative portée par la FOFE-AC et rappelé que le Conseil économique et social constitue la voix de la société civile organisée.

Il a souligné que la question de la ZLECAf figurait déjà au cœur des travaux récents des Conseils économiques et sociaux de l’espace CEMAC-CEEAC réunis à N’Djamena, avec pour ambition de contribuer à la réalisation de l’un des plus grands marchés intégrés au monde.Pour Zacharie Ngoumbe, cette conférence devait permettre d’identifier les principaux obstacles freinant le libre-échange en Afrique centrale et de proposer des solutions concrètes susceptibles d’inspirer les politiques publiques.« L’avènement de la ZLECAf sera le fruit de notre capacité à nous dépasser, de notre aptitude à bâtir des consensus et de nos efforts communs », a-t-il déclaré, invitant les participants à produire des recommandations fortes en faveur de l’intégration économique régionale.

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La FOFE-AC veut faire des femmes et des jeunes les premiers bénéficiaires de la ZLECAf

Prenant la parole à son tour, la Présidente de la Fédération des Organisations des Femmes Entrepreneures d’Afrique centrale, Jacqueline Tientcheu, a rappelé que la ZLECAf ne pourra atteindre ses objectifs qu’à travers une approche véritablement inclusive.Selon elle, les femmes et les jeunes doivent être placés au cœur des politiques d’intégration économique, car ils représentent une force incontournable pour le développement du continent.Elle a rappelé que la Fédération, officiellement autorisée à exercer au Cameroun depuis 2022, œuvre à renforcer la participation des femmes aux travaux de haut niveau sur la ZLECAf et à promouvoir leur contribution au développement économique de la sous-région.La responsable de la FOFE-AC a également annoncé que les conclusions de cette conférence seront transformées en recommandations qui seront adressées aux partenaires nationaux, aux institutions sous-régionales et aux autorités des différents États membres.

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Le MINPROFF plaide pour des réseaux d’entreprises plus solides

Représentant le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), une responsable du département ministériel a insisté sur la nécessité de faire de l’autonomisation économique des femmes un véritable levier de croissance.

Selon elle, le principal défi reste la capacité des femmes entrepreneures à se structurer pour répondre aux exigences du marché continental.Illustrant son propos par un exemple concret, elle a expliqué que très peu d’entrepreneures sont aujourd’hui capables de satisfaire seules les volumes de production exigés par les marchés sous-régionaux.« Il vaut mieux être propriétaire de 10 % d’un grand projet que de 100 % d’un projet trop modeste pour être compétitif », a-t-elle déclaré, invitant les femmes à développer des réseaux de coopération et des partenariats capables d’accroître leur compétitivité.Le MINPROFF a également réaffirmé l’engagement du Gouvernement camerounais à poursuivre, avec les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile, la mise en place d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat féminin.

Des recommandations attendues pour accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf

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Au terme des échanges, les participants se sont accordés sur la nécessité de renforcer les capacités des femmes entrepreneures, d’améliorer leur accès au financement, de faciliter la formalisation des entreprises et de développer des mécanismes de coopération entre les organisations féminines d’Afrique centrale.

Les recommandations issues des travaux seront consolidées par un expert du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), avec l’appui des représentants de l’EREC Cameroun et de l’ACAFEJ, avant d’être transmises aux autorités nationales et aux partenaires sous-régionaux.

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Myriane Djamegne

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