Le Tribunal criminel spécial (TCS) de Yaoundé aurait été victime d’un cambriolage dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2026. Selon une source bien informée citée par Equinoxe Télévision, les greffes de cette juridiction spécialisée ont particulièrement été ciblés par les individus impliqués dans cette opération.Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué sur les circonstances exactes du cambriolage, ni sur l’ampleur des éventuels dégâts ou pertes enregistrés. Les autorités compétentes n’ont pas encore livré de communication détaillée sur cette affaire.
Des scellés et des dossiers judiciaires au cœur des interrogations
Dans les premières informations qui circulent, les scellés conservés au sein de la juridiction auraient été visés. Des sommes d’argent ainsi que des dossiers relatifs à des affaires pendantes devant le TCS auraient également été emportés. Ces éléments restent toutefois à confirmer par les autorités judiciaires.Une enquête aurait été ouverte afin de déterminer les circonstances du cambriolage, d’identifier les éventuels responsables et d’établir la nature exacte des éléments disparus. L’affaire suscite d’autant plus l’attention que le TCS est une juridiction particulièrement sensible, chargée notamment de connaître des affaires portant sur le détournement de deniers publics depuis sa création en 2011.
Un incident qui intervient dans un contexte judiciaire sensible
Au fil des années, plusieurs procédures instruites devant le Tribunal criminel spécial ont conduit à l’incarcération de personnalités camerounaises accusées de détournement de fonds publics. La juridiction occupe ainsi une place centrale dans le dispositif judiciaire de lutte contre la corruption et les atteintes aux finances publiques.
Le cambriolage intervient par ailleurs dans un contexte marqué par plusieurs dossiers sensibles. Ces dernières semaines, le TCS s’est notamment intéressé à une affaire présumée de trafic illégal d’or vers Dubaï, dans laquelle le nom d’Oswald Baboke, directeur adjoint de la présidence de la République, a été cité. Les magistrats cherchent notamment à faire la lumière sur des soupçons de pressions qui auraient été exercées dans le cadre de l’attribution de permis miniers dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.
L’enquête porte également sur un important écart entre la production d’or annoncée, estimée à 44 tonnes entre 2021 et 2025, et les quantités officiellement exportées vers Dubaï, évaluées à 148 kilogrammes sur la même période. Le patrimoine et certains investissements attribués aux personnes concernées feraient également l’objet d’examens.
À ce stade, il convient toutefois de distinguer les informations rapportées par des sources et les faits officiellement établis. Les conclusions de l’enquête ouverte sur le cambriolage devraient permettre de déterminer précisément ce qui s’est passé au sein des greffes du TCS et les éventuels préjudices enregistrés.


