Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) a condamné l’arrestation de quatre journalistes interpellés alors qu’ils couvraient un événement au Palais des Congrès de Yaoundé, le 16 septembre 2026.
Selon le SPIC, les journalistes — François Essomba de Chine Afrique, Igor Gwet Bibey d’Inform Plus, Solange Djuikam d’Univers Info.net et Pierre Mouchili de Le Procès International — assistaient à la cérémonie de clôture d’un événement de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.Les quatre journalistes ont été interpellés par des policiers, puis conduits au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, avant d’être transférés au commissariat central n°1 de Yaoundé.
Le SPIC indique que leur arrestation serait liée à des soupçons concernant le vol des lunettes du ministre, survenu lors des activités du groupe de la Banque islamique de développement, du 14 au 16 septembre.Le syndicat s’interroge sur les conditions dans lesquelles les journalistes ont été interpellés et détenus, soulignant qu’ils se trouvaient à la cérémonie dans le cadre de leurs activités professionnelles. Pour le SPIC, cette affaire remet une nouvelle fois au centre du débat public la question de la liberté de la presse et de la protection des journalistes.
Dans un communiqué publié le 19 septembre 2026, le SPIC a qualifié cette détention d’arbitraire et annoncé qu’il mettrait en œuvre, à partir du 21 septembre, toutes les mesures juridiques et actions de plaidoyer nécessaires pour contester ce qu’il considère comme des abus commis par les forces de police à l’encontre de journalistes exerçant leurs fonctions professionnelles.
L’intégralité du communiqué






