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8e congrès mondial de l’ISBEE:Yaoundé lance le débat pour rééquilibrer l’éthique économique et des affaires

Du 13 au 17 juillet 2026, la capitale Camerounaise réunit autour de cette réflexion chercheurs, universitaires et praticiens venus des 5 continents . Organisé par l’International Society of Business, Économics and Ethics( ISBEE), ce forum entend décentrer le discours dominant sur l’éthique des affaires et intégrer les réalités des Suds globaux dans l’analyse académique, économique et entrepreneuriale.Après les congrès de Genève, Tokyo, Sâo Paulo, Melbourne,

Yaoundé accueille pour la première fois en Afrique Subsaharienne, les assises du 8e congrès mondial de l’ISBEE sur le thème :  » repenser l’éthique des affaires du point de vue des pays du Sud: Perspectives locales et impact global « .La cérémonie d’ouverture du forum le 14 juillet a drainé des personnalités de marque dans la salle de conférence de L’UCAC d’Ekounou à Yaoundé notamment : le Maire de Yaoundé 4 Gabriel Bahina Evina, le recteur de l’ UCAC Cameroun Bienvenu Thomas Tchoungui, ainsi que l’ambassadeur de Suisse au Cameroun Nathalie Kohli. Pour les organisateurs , le choix de Yaoundé marque avant tout une rupture : il fallait déplacer le centre pour penser une véritable justice épistémique et apprendre des réalités africaines au lieu d’imposer un modèle. Les chercheurs venus des cinq continents ont en effet à coeur de poser une question centrale : quelle est la place de l’humain dans la manière dont les entreprises opèrent?D’après Thierry Ngosso, professeur des universités au Cameroun et en Suisse : l’ambition n’est pas de trouver des solutions immédiates à des problèmes systémiques.

Il s’agit d’abord de lancer le débat :  » Nous voulons examiner la question de la justice dans la manière dont nous produisons les savoirs, sur l’éthique des affaires. Les discours globaux ont tendance à ignorer le vivier productif local dans la transformation de nos sociétés » indique t’il.Le forum vise donc une réflexion plus juste , plus inclusive et plus ancrée dans les contextes locaux.Il faut le relever, pendant longtemps, la critique des entreprises et du profit a été portée par des chercheurs du Nord. Or.les besoins des populations du Sud sont différents, l’IBEE espère donc 3 résultats concrets : decentrer le savoir, créer un dialogue global et impacter la pratique .Pour Wettstein Florlan , président ISBEE Suisse, aujourd’hui tout discours sur l’éthique des affaires est fortement dominé au niveau international par un certain type de perspectives celles du Nord.:  » Nous voulons remettre en question certaines de ces hypothèses, certains de ces cadres et certains de ses concepts . Et pour le faire efficacement , nous étions convaincus qu’il fallait aussi déplacer le congrès de l’ISBEE vers un autre lieu. C’est pourquoi nous avons finalement choisi Yaoundé  » explique t’il.

Un problème systémique

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Pour les participants, la diversité géographique n’est pas symbolique, elle est méthodique, elle conditionne les réalités locales qui devraient influencer le discours sur l’éthique des affaires.

Ainsi, la grande attente de Yaoundé c’est de ne pas remplacer le discours existant mais l’enrichir :  » c’est un problème systémique qui nécessite des solutions qui se développent sur des années. Mais à ce stade , je pense qu’il est important tout simplement de lancer la conversation sur la marginalisation, l’exclusion, l’inclusion. Sur les dialogues plus holistiques et plus complet en éthique des affaires et qu’à terme nous arriverons à des cadres plus globaux qui s’appliquent de façon cohérente dans la monde entier » martèle Wettstein Florlan président de l’ ISBEE Suisse.Il faut rappeler que ce forum organisé à Yaoundé rentre parfaitement dans les missions de l’association.

Créée en 1989 à Genève avec environ 40 pays membres, c’est la toute première association professionnelle mondiale dédiée exclusivement à l’étude du Business, de l’économie et de l’éthique. Elle se réunit tous les 4 ans dans l’optique de fédérer la communauté savante mondiale et influencer les programmes des business schools.

L ‘espoir de Yaoundé réside donc sur le fait que chaque participant reparte dans son pays avec de nouvelles perspectives et connaissances pour contribuer à redéfinir une éthique mondiale économique et des affaires plus équilibrée. Yaoundé se positionne davantage comme une porte d’entrée pour les voix du Sud global dans ce débat international.

Germaine Ngo Holl

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Myriane Djamegne

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