Hot Topics

Affaire Sino Mart :le ministre du Travail promet des sanctions

Ce 05 mai 2026 dans le quartier Elig-Edzoa à Yaoundé 1er, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, s’est rendu sur le site de Sino Mart pour tenter d’apaiser une situation devenue explosive. Depuis plusieurs jours, des accusations graves de maltraitance des employés agitent l’opinion publique, alimentées par des vidéos virales et des témoignages concordants.

Une mobilisation populaire nourrie par des accusations choquantes

screenshot 20260505 212349

Aux abords du magasin, une foule dense s’était rassemblée pour exprimer son indignation. Les récits évoquent des violences physiques, des conditions de travail dégradantes et des pratiques jugées inacceptables. Une vidéo largement relayée montrant l’usage d’un fouet aurait particulièrement choqué, tandis que des témoignages font état d’une employée battue jusqu’à perdre connaissance.

Plusieurs personnes dénoncent également l’absence de repos, des salaires très faibles — oscillant entre 30 000 et 40 000 francs CFA — et un environnement de travail qualifié de « déshumanisant ». Des doutes persistent en outre sur l’âge de certains employés, soulevant la question du respect de la législation sur le travail des mineurs.

L’appel au calme et à la légalité du gouvernement

screenshot 20260505 213507

Face à cette tension, le ministre a appelé au calme et au respect des lois. « Continuer de travailler, nous ne sommes pas dans un pays où il n’existe pas de loi », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de concilier protection des travailleurs et maintien des emplois.

Entouré de ses collaborateurs, il a annoncé l’ouverture d’une enquête et promis des sanctions contre les responsables présumés, précisant que certaines personnes étaient déjà en détention. Il a également invité toutes les parties concernées à se rapprocher du ministère pour faire la lumière sur ces accusations.

Des interrogations sur les mécanismes de contrôle

screenshot 20260505 213526

Au-delà des faits dénoncés, cette affaire soulève de nombreuses questions sur le fonctionnement des dispositifs de contrôle. Comment une entreprise de cette taille a-t-elle pu opérer sans respecter certaines obligations légales, notamment l’élection de délégués du personnel ? Les inspections du travail ont-elles été menées de manière régulière ?Ces zones d’ombre interrogent sur l’efficacité des services déconcentrés du ministère et sur leur capacité à prévenir ce type de dérives.Une indignation largement partagéeDans la foule, la colère est palpable. « Ça me fait mal de voir ces situations. Ils exagèrent… Nous ne sommes pas des esclaves chez nous », déplore un témoin, traduisant un sentiment d’injustice généralisé.En rappelant que « la République » demeure garante des droits et des règles, le ministre a insisté sur l’autorité de l’État, sous l’impulsion du président Paul Biya.

Une crise révélatrice des fragilités du monde du Travail

Au-delà de cet épisode, la situation met en lumière des dysfonctionnements plus profonds dans le monde du travail au Cameroun. Entre précarité, insuffisance des contrôles et violations présumées des droits fondamentaux, l’affaire Sino Mart pourrait bien devenir un cas emblématique des défis sociaux auxquels le pays est confronté.

Tags :

Myriane Djamegne

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recent News