Les journalistes membres de l’Association des Journalistes Sportifs du Cameroun (AJSC) ont été outillés, ce 8 août 2026, au stade d’Olembe, sur les termes techniques, les règles et les réalités liées à la pratique du motocross au Cameroun. Ce séminaire de renforcement des capacités, conduit par le président de Racing 237, Sa Majesté Narcisse Chekoundoua, s’est tenu en marge de la 7e édition du Grand Prix Moto GP du Cameroun.
L’initiative vise à permettre aux professionnels des médias de mieux comprendre une discipline encore peu maîtrisée dans ses aspects techniques, afin d’améliorer la qualité de sa couverture médiatique. Pour les organisateurs, une meilleure connaissance du vocabulaire, des équipements, des règles et du fonctionnement des compétitions permettra aux journalistes de produire des contenus plus précis et plus accessibles au public.
Mieux comprendre les réalités du motocross camerounais
L’objectif du séminaire n’était pas de dispenser une formation spécialisée sur le MotoGP international, mais de partir de la réalité camerounaise. « Nous n’allons pas vous faire un séminaire MotoGP. Nous n’avons pas la connaissance, une expertise MotoGP. Nous allons essayer de nous accommoder de notre réalité », a expliqué l’un des intervenants.
La démarche consiste surtout à rapprocher progressivement la pratique camerounaise des normes et réglementations reconnues. Les participants ont notamment été sensibilisés aux spécificités des pistes, aux positions de départ et aux conditions nécessaires à l’entraînement des pilotes.La question des infrastructures reste d’ailleurs un enjeu important. L’état de certaines routes et l’absence de pistes adaptées rendent parfois difficiles les séances d’entraînement. L’aménagement d’espaces dédiés, comme la piste de motocross du complexe d’Olembe, apparaît ainsi comme une avancée pour permettre aux pilotes de pratiquer dans de meilleures conditions.
De la moto de loisir au véritable sport
Au cours de la rencontre, les échanges ont également porté sur la nécessité de changer le regard porté sur la pratique de la moto au Cameroun.
Pour les promoteurs de la discipline, la moto peut être davantage valorisée comme une véritable activité sportive, avec ses règles, ses exigences techniques et ses standards de sécurité.Le parcours de Sa Majesté Narcisse Chekoundoua illustre cette volonté. Enseignant dans une filière professionnelle et chef traditionnel, il explique avoir voulu contribuer à redorer l’image de la pratique motocycliste en l’orientant vers le sport et la professionnalisation.
Les journalistes ont également été initiés à certaines notions du MotoGP international, notamment la distinction entre écuries d’usine et écuries satellites. Les écuries d’usine sont directement liées aux constructeurs et disposent généralement de prototypes développés spécifiquement pour la compétition. Les écuries satellites, quant à elles, peuvent bénéficier de machines issues des générations précédentes.Cette organisation internationale contraste avec la réalité du Grand Prix Moto du Cameroun, où les pilotes utilisent principalement des motos de série, accessibles aux pratiquants ordinaires.
L’AJSC appelée à accompagner la visibilité de la discipline

Pour les organisateurs, le rôle des médias est déterminant dans la construction d’une véritable culture motocycliste au Cameroun. Une couverture journalistique mieux documentée peut contribuer à faire connaître les compétitions, les pilotes, les règles et les enjeux liés au développement de cette discipline.Le séminaire intervient alors que la piste du stade d’Olembe accueille la 7e édition du Grand Prix Moto GP, offrant aux journalistes l’occasion de mettre immédiatement en pratique les connaissances acquises.
À travers cette initiative, Racing 237 entend donc rapprocher les professionnels des médias des acteurs du motocross et favoriser une meilleure compréhension de cet univers. La formation apparaît comme l’un des leviers de la professionnalisation du secteur, aux côtés de l’amélioration des infrastructures, de l’encadrement des pilotes et du rapprochement progressif avec les standards internationaux.
Pour l’AJSC, cette immersion constitue également une opportunité de diversifier la couverture des sports au Cameroun et d’accompagner la montée en puissance d’une discipline qui cherche encore à consolider ses bases institutionnelles et techniques.


