La Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) a reçu en audience, ce vendredi 7 août 2026 à son siège à Yaoundé, une délégation de l’organisation Women for Change (WFAC) conduite par sa directrice exécutive, Zoneziwoh Mbondgulo-Wondied.
Cette rencontre visait à consolider les relations entre les deux institutions et à jeter les bases d’un partenariat formel autour du projet Fact Clinic, consacré à la promotion des droits humains, de la santé et de l’égalité de genre.L’audience, autorisée par le président de la CDHC, le Pr James Mouangue Kobila, a été présidée par la Pr Joyce Banande Mbongo épse Endely, Point focal Genre de la Commission, présidente de la Sous-Commission chargée de la promotion des droits de l’homme et représentante du président de la CDHC.

Vers un partenariat institutionnel structuré
Au terme des échanges, la Pr Joyce Banande Mbongo épse Endely a indiqué que cette rencontre marque une nouvelle étape dans les relations entre la CDHC et Women for Change.« Il s’est essentiellement agi d’un échange entre nos deux institutions afin d’examiner les voies et moyens de renforcer notre collaboration. Jusqu’à présent, cette coopération était informelle. Nous souhaitons désormais la structurer à travers un partenariat formel », a-t-elle expliqué.
Selon elle, la première étape consistera pour Women for Change à transmettre une note conceptuelle détaillant son projet. Ce document servira de base à l’élaboration d’un accord de partenariat définissant les responsabilités et les actions conjointes.La responsable a également rappelé que la Commission, conformément à son mandat, apportera un appui technique au projet et participera aux activités qui seront mises en œuvre.
Grâce à son réseau d’antennes dans les dix régions du Cameroun et à ses Clubs des droits de l’homme, la CDHC entend faciliter le déploiement des actions dans les cinq régions ciblées par la phase pilote du projet.
Le projet Fact Clinic au cœur de la collaboration

De son côté, Zoneziwoh Mbondgulo-Wondied a présenté les principaux objectifs du projet Fact Clinic, qui ambitionne d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment des femmes et des jeunes filles.
Le projet repose sur quatre axes majeurs : la promotion de soins de santé de qualité à travers la sensibilisation au dépistage du cancer du col de l’utérus, du cancer du sein et du diabète ; le renforcement de l’éducation climatique ; la lutte contre les stéréotypes de genre ; et la vulgarisation des instruments juridiques afin de permettre aux citoyens de mieux connaître leurs droits.« Nous sommes ici aujourd’hui afin de nous présenter officiellement à la Commission et d’explorer les possibilités de conclure un partenariat pour la mise en œuvre du projet Fact Clinic », a déclaré la directrice exécutive de WFAC.Créée en 2009, l’organisation totalise plus de seize années d’expérience dans les domaines des droits humains, du leadership féminin et du développement communautaire. Elle espère, grâce à cette collaboration, renforcer l’impact de ses interventions sur le terrain.

Une priorité accordée aux droits des femmes et des jeunes filles
Au-delà de l’appui institutionnel, la CDHC entend concentrer ses efforts sur les questions touchant les droits des femmes, des jeunes filles et l’égalité entre les sexes.
La Pr Joyce Banande Mbongo épse Endely a notamment insisté sur la nécessité de combattre les discriminations, les stéréotypes liés au genre ainsi que les conséquences du patriarcat dans les communautés. Elle a également plaidé pour une meilleure prise en compte de la santé menstruelle.« Les menstruations sont un phénomène naturel et ne doivent en aucun cas être une source de stigmatisation. Les jeunes filles ne doivent pas être pénalisées à l’école à cause de leurs règles », a-t-elle souligné, appelant les pouvoirs publics à mettre en place des mécanismes permettant de réduire les obstacles auxquels sont confrontées les élèves durant cette période.
Convaincue de la pertinence du projet, la représentante du président de la CDHC s’est dite confiante quant à la suite qui sera donnée à cette initiative. « La Commission apprécie les organisations de la société civile solides, présentes sur le terrain et engagées dans des actions concrètes. C’est précisément le cas de Women for Change », a-t-elle conclu.


