À Maroua, l’administration douanière, les transporteurs et les opérateurs économiques ont engagé une réflexion commune pour renforcer la lutte contre la fraude, la contrebande et la contrefaçon, notamment dans le secteur des boissons et des produits surgelés.La salle de conférences du restaurant Le Bantina de Maroua a servi de cadre, ce lundi 14 septembre 2026, à une importante session de sensibilisation consacrée à la lutte contre la fraude et la contrebande.
Présidée par Mamoudou Maoundé, Inspecteur général des services du Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, la rencontre a réuni les principaux acteurs concernés par la protection de l’espace économique régional.L’objectif était de renforcer la collaboration entre l’administration douanière et le secteur privé, dans un contexte où les pratiques frauduleuses et la contrebande continuent de fragiliser l’économie locale et les recettes de l’État.
Une nouvelle approche fondée sur le partenariat
Dans son mot de bienvenue, le Commandant Dima Quentin Achille, Chef du secteur des Douanes de l’Extrême-Nord, a salué le leadership du Gouverneur de la région en matière de civisme fiscal et de protection de l’espace économique. Il a également exprimé sa reconnaissance au Directeur général des Douanes pour la mise en place de l’équipe de campagne chargée de cette sensibilisation.
Le responsable des Douanes a invité ses collaborateurs à s’approprier les enseignements de la mission afin d’en devenir des relais efficaces sur le terrain.Prenant la parole au nom de la mission de sensibilisation, le Commandant Kuetche Hugues Cyriaque a présenté les contours de la nouvelle approche douanière. Celle-ci vise à concilier deux impératifs : maximiser les recettes de l’État tout en construisant une relation transparente, dynamique et gagnant-gagnant avec les opérateurs économiques.
Trois principales communications ont permis d’éclairer les participants sur le cadre réglementaire applicable, les modalités de taxation des boissons ainsi que les exigences liées à l’éthique professionnelle dans le milieu commercial. Afin de faciliter la compréhension et de toucher un public plus large, les différentes présentations ont également été traduites en fufuldé.
Des recommandations pour renforcer la riposte

Les échanges entre les différents participants ont débouché sur plusieurs recommandations. Parmi celles-ci figure la création d’un cadre de dialogue permanent entre la Douane et le secteur privé, destiné à faciliter la résolution des difficultés et à renforcer la confiance entre les parties.Les participants ont également préconisé une vulgarisation simplifiée des textes législatifs et réglementaires afin de favoriser une meilleure appropriation des règles fiscales par les opérateurs économiques.
La création d’un canal d’alertes rapides pour signaler les réseaux de fraude, de contrebande et de contrefaçon a également été proposée.La multiplication des sessions de formation et d’information de proximité, la mise en place d’une riposte concertée contre la contrebande ainsi que la prise en compte des préoccupations des transporteurs et opérateurs économiques exerçant dans les zones économiquement sinistrées figurent également parmi les recommandations formulées.En clôturant les travaux, Mamoudou Maoundé a appelé les participants à une mobilisation collective et durable.
L’Inspecteur général des services du Gouverneur a exhorté douaniers, transporteurs et opérateurs économiques à faire bloc contre les réseaux clandestins qui fragilisent l’économie locale.Il a notamment insisté sur la responsabilité partagée des différents acteurs et sur la nécessité de faire de l’intégrité et du respect de la légalité des valeurs centrales de l’activité économique.Réaffirmant le soutien des autorités régionales à cette démarche, Mamoudou Maoundé a appelé à la consolidation du partenariat engagé à Maroua pour contribuer à l’assainissement durable du climat des affaires dans l’Extrême-Nord.
Après cette étape, la caravane de sensibilisation poursuit son périple dans la région du Nord. Elle est attendue à Garoua les mardi 15 et mercredi 16 septembre 2026, pour de nouvelles sessions consacrées à la lutte contre la fraude, la contrebande et la contrefaçon.




