Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé le 23 septembre 2026 une revue des projets routiers à financement conjoint dans l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord. Au menu : retards d’exécution, mobilisation des entreprises et respect des engagements contractuels.
Le gouvernement entend renforcer le suivi des projets routiers à financement conjoint dans les trois régions septentrionales du Cameroun. Réunis autour du ministre des Travaux publics, les responsables du MINTP, les entreprises et les missions de contrôle ont examiné, le 23 septembre 2026, l’état d’avancement de plusieurs chantiers, avec un accent particulier sur le respect des délais et des obligations contractuelles.Les échanges ont notamment porté sur la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, ainsi que sur plusieurs projets dans l’Extrême-Nord, notamment les axes Maroua-Moutourwa, Magada-Guidiguis, Guidiguis-Yagoua et les différentes sections de la route Mora-Dabanga-Kousséri.
Retards et mobilisation insuffisante sous surveillance
La revue a fait ressortir plusieurs difficultés susceptibles d’affecter le calendrier d’exécution des travaux. Il s’agit notamment des retards enregistrés sur certains chantiers, de la mobilisation jugée insuffisante de certaines entreprises et des contraintes liées au paiement.
Face à ces difficultés, Emmanuel Nganou Djoumessi a prescrit un suivi rapproché des entreprises et le respect strict des dispositions contractuelles. Les entreprises dont la mobilisation demeure insuffisante pourront faire l’objet de mises en demeure, tandis que les pénalités prévues en cas de retard devront être appliquées conformément aux contrats.L’objectif est de maintenir la pression sur les différents intervenants afin de rattraper les retards et de favoriser la livraison des infrastructures dans les délais prescrits.
Sécurité et contrôle renforcé sur les chantiers

La revue a également permis d’examiner les préoccupations relevées lors du dernier contrôle externe de la MINUSCA dans la région de l’Extrême-Nord. Pour les projets concernés, les marchés ont été signés et les ordres de service de démarrage émis. Ces étapes doivent permettre d’accélérer la mobilisation des entreprises et des missions de contrôle sur le terrain.Sur la question sécuritaire, le Maître d’Ouvrage a estimé que les contraintes liées au contexte dans l’Extrême-Nord ne sauraient, à elles seules, justifier une mobilisation insuffisante des entreprises.
Les dispositions prises par le gouvernement doivent permettre aux équipes techniques et aux différents prestataires d’intervenir dans des conditions de sécurité jugées favorables.Le suivi des projets se poursuivra ainsi dans l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord, sous l’attention des autorités administratives et des équipes techniques. Pour le MINTP, l’enjeu est désormais de renforcer le contrôle de l’exécution, de faire respecter les engagements contractuels et d’assurer l’achèvement des différents chantiers dans les délais prévus.




