Réunis le 17 octobre 2026 à Yaoundé, les conseils d’administration extraordinaire et ordinaire de la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY) ont débouché sur des décisions majeures. Entre le renforcement des actions judiciaires contre les acteurs qui contreviendraient aux décisions de justice, la recherche de réparations financières et la réforme du championnat national pour la saison 2026-2027, le président Julien Serge Abouem entend relancer la dynamique du volleyball camerounais.
Des poursuites pénales annoncées contre les acteurs concernés
La Fédération camerounaise de volleyball entend passer à une nouvelle étape dans la défense de ses intérêts et le respect des décisions de justice rendues en sa faveur. À l’issue du conseil d’administration extraordinaire du 17 octobre 2026 à Yaoundé, l’instance a adopté des résolutions visant à renforcer son dispositif juridique contre les acteurs participant aux activités d’un groupe qu’elle considère comme illégal et qui se réclame de la qualité de fédération.« À partir de ce jour, nous allons relancer nos activités sur l’ensemble du territoire en utilisant la force des décisions de justice », a déclaré le président de la FECAVOLLEY, Julien Serge Abouem, en présentant les principales orientations retenues par les administrateurs.
La première résolution instruit le Bureau exécutif d’engager des poursuites pénales contre les staffs et les encadreurs des clubs concernés, ainsi que contre les joueurs et joueuses ayant atteint l’âge de la majorité pénale qui iraient à l’encontre des décisions de justice favorables à la fédération. Une Task Force placée sous la responsabilité du département juridique sera chargée du suivi de cette mesure.Pour le dirigeant, cette démarche vise également à éviter que des jeunes formés par la fédération ne soient empêchés de poursuivre leur pratique sportive en raison du conflit qui secoue l’organisation de la discipline.« Nous l’avons fait pour les staffs, les entraîneurs et les arbitres.
Aujourd’hui, nous montons d’un cran », a-t-il expliqué, déplorant le recul du volleyball camerounais et appelant à une mobilisation pour redresser la situation.Le président de la FECAVOLLEY a notamment évoqué la période 2013-2021, durant laquelle le volleyball camerounais a enregistré plusieurs performances continentales et internationales. Il a rappelé les quatre titres de champion d’Afrique revendiqués par la fédération, ainsi que les participations aux Jeux olympiques et au tournoi de Montreux, sans oublier le sacre aux Jeux africains.

La fédération réclame des réparations financières
Au-delà du volet pénal, le conseil d’administration extraordinaire a également validé une proposition du cabinet de Maître Éric Bisso portant sur des démarches complémentaires devant les juridictions civiles.La deuxième résolution prévoit ainsi d’engager des procédures destinées à faire respecter les décisions de justice et à obtenir des réparations financières pour les préjudices subis par la FECAVOLLEY.Cette orientation traduit la volonté de l’instance dirigeante de combiner les actions pénales et civiles dans la gestion du contentieux qui l’oppose aux acteurs contestant son autorité.
Pour assurer l’application des décisions prises, les administrateurs ont prévu un suivi spécifique par le département juridique, notamment à travers la Task Force annoncée dans la première résolution.Julien Serge Abouem a, pour sa part, dénoncé les entraves qu’il estime préjudiciables au développement de la discipline. Il a rappelé que les responsables investis de fonctions publiques doivent, selon lui, contribuer à la progression du sport camerounais.Les résolutions du conseil d’administration extraordinaire ont été signées par la rapporteure, Moukouri Yvette, et le président du conseil d’administration, Julien Serge Abouem, conformément aux statuts de la fédération du 28 octobre 2022.

Un championnat national sans phases sectorielles en 2026-2027
Le conseil d’administration ordinaire, également réuni le 17 octobre 2026, a été consacré à l’évaluation des activités de la fédération et à la préparation de la prochaine saison sportive.Les administrateurs ont pris acte des rapports présentés et félicité le Bureau exécutif pour son management. Ils ont surtout validé un nouveau format du championnat national pour la saison 2026-2027, marqué par la suppression des championnats sectoriels.Cette réforme vise notamment à faciliter la participation des clubs issus des zones reculées du pays aux compétitions nationales. Selon Julien Serge Abouem, certains acteurs rencontrent des difficultés liées aux exigences administratives, notamment à la question des visas techniques du ministère des Sports.« Nous allons les amener à jouer au niveau national et nous allons prendre la responsabilité de les accompagner », a-t-il assuré.
Le président a également mis en avant les efforts d’infrastructures engagés par la fédération, citant la construction d’un terrain de beach-volleyball et la poursuite de projets de gymnases, malgré un environnement qu’il juge difficile.Toutefois, l’abandon des championnats sectoriels n’est pas définitif. La résolution adoptée précise que leur éventuel rétablissement sera examiné en fonction de l’évolution de la situation juridique et financière de la fédération.


