Le président de la République, Paul Biya, a nommé Rémy Nama à la tête du Conseil constitutionnel. La décision a été officialisée ce vendredi 16 octobre 2026 par le décret n° 2026/334. Magistrat hors hiérarchie, le nouveau président succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre dernier à Paris, après avoir dirigé cette institution depuis sa mise en place effective en 2018.Cette nomination met fin à la vacance ouverte à la tête de la haute juridiction constitutionnelle. Après le décès de Clément Atangana, l’intérim avait été assuré par le professeur Paul Nchoji Nkwi, conseiller-doyen du Conseil constitutionnel. La succession intervient dans un contexte où les décisions de cette institution occupent une place centrale dans le fonctionnement des institutions républicaines et le processus électoral au Cameroun.
Un magistrat issu des services juridiques de la présidence
Avant sa nomination, Rémy Nama exerçait au Secrétariat général de la présidence de la République, notamment dans le domaine des affaires judiciaires. Il y a occupé des fonctions de chargé de mission et de conseiller chargé des affaires juridiques. Magistrat hors hiérarchie, il a également été associé à des instances administratives, notamment au sein du Parc national de matériel de génie civil et de l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises.Son parcours au sein de l’administration centrale constitue l’un des principaux éléments de son profil public. Sa nomination le place désormais à la tête d’une institution dont les attributions exigent une maîtrise des questions constitutionnelles et du contentieux électoral.
Une institution au cœur des enjeux électoraux
Le Conseil constitutionnel est chargé, entre autres, de statuer sur la constitutionnalité des lois, de réguler le fonctionnement des institutions dans les conditions prévues par la Constitution et de veiller à la régularité des élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Il proclame également les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Rémy Nama hérite ainsi de la responsabilité de diriger cette juridiction dans un environnement où ses décisions peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie politique et institutionnelle du pays. L’attention portera notamment sur la conduite des procédures relevant de sa compétence et sur l’exercice des missions constitutionnelles de l’institution.Sa nomination ouvre une nouvelle étape dans l’histoire du Conseil constitutionnel, après le départ de son premier président. La prise de fonction effective du nouveau responsable reste soumise aux formalités institutionnelles applicables, notamment celles relatives à son entrée en fonction.


