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Mort du cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio à l’âge de 69 ans

Le réalisateur camerounais Bassek Ba Kobhio, promoteur du festival de cinéma Écrans noirs, est décédé dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai, à Yaoundé, des suites de maladie, a-t-on appris de sources familiales. Bassek Ba Kobhio était une figure majeure du festival africain, réalisateur des films Sango Malo ou Le Grand Blanc de Lambaréné, entre autres.Bassek Ba Kobhio est décédé à 69 ans alors que, selon ses proches, il préparait avec enthousiasme les 30 ans de son festival. Les témoignages, qui abondent sur les réseaux au Cameroun et ailleurs, évoquent une perte immense pour le cinéma africain et saluent un grand bâtisseur culturel.

Le directeur artistique du festival Écrans Noirs, Narcisse Wandji, l’un des principaux collaborateurs de Bassek Ba Kobhio, a évoqué auprès de RFI l’importance de préserver la pérennité de l’événement. « Nous avons tous, autant que nous sommes, le devoir de faire exister ce festival. Il doit transcender les générations », a-t-il affirmé, ajoutant que la prochaine édition devrait être une « édition hommage ».

Créateur du festival Écrans noirs

En 1997, Bassek Ba Kobhio créé à Yaoundé le festival Écrans noirs.

Année après année, il va s’affairer à en faire l’un des rendez-vous de promotion et d’exposition les plus courus du cinéma africain. Les classes de cinéma qu’il organise en annexe du festival forment dans tous les métiers du septième art. Réalisateurs, acteurs, scénaristes et autres s’y croisent et partagent leurs expériences.

Son festival Écrans noirs, créé en 1997, s’est imposé au fil du temps comme l’un des plus cotés sur le continent. Bassek Ba Kobhio naît sur les grands écrans en 1991. Cette année-là, il tourne son premier long métrage, Sango Malo.Le succès est immédiat. Il remporte avec ce film le Prix du public, au deuxième festival du cinéma africain de Milan, en Italie.

Ce long-métrage reste à ce jour le plus emblématique de sa filmographie. Il a enrichi cette dernière avec d’autres projets derrière la caméra : Le Grand blanc de Lambaréné ou Le Silence de la forêt, parmi d’autres films.

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Myriane Djamegne

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