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Quand la guerre se joue aussi dans les récits : Sandrine Sonfack présente son ouvrage sur la diplomatie publique »

L’auditorium du ministère de la Communication a accueilli, ce vendredi 17 juillet 2026, la cérémonie de dédicace de l’ouvrage La diplomatie publique en contexte de guerre : cas de la guerre entre Israël et le Hamas (2023-2024), signé par Dr Sandrine Ouatedem Sonfack, PhD. Universitaires, diplomates, chercheurs, étudiants et invités de marque ont pris part à cette rencontre consacrée aux enjeux de la diplomatie publique dans les conflits contemporains.

L’événement s’est déroulé en présence de Son Excellence Amnon Kalmar, ambassadeur d’Israël au Cameroun, accompagné de son épouse, le Professeur Jean-Emmanuel Pondi, préfacier de l’ouvrage a été représenté pour la circonstance, du Professeur Paul Elvic Batchom, agrégé de science politique, et de nombreuses personnalités du monde académique, diplomatique et institutionnel.

Une réflexion sur la guerre de l’information

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Publié chez L’Harmattan, l’ouvrage explore la manière dont la diplomatie publique est mobilisée en période de conflit armé, à travers l’étude du conflit entre Israël et le Hamas entre 2023 et 2024. L’auteure y analyse notamment les stratégies de communication, la construction des récits, l’influence des médias et des réseaux sociaux, ainsi que les enjeux juridiques et diplomatiques liés à cette guerre.Structuré en quatre chapitres, le livre aborde successivement les fondements théoriques de la diplomatie publique, les stratégies de communication réactives et proactives déployées pendant le conflit, ainsi que les conséquences des décisions de la Cour internationale de Justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI) sur la diplomatie publique des belligérants.

L’ambassadeur d’Israël salue le travail de l’auteure

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Dans son allocution, l’ambassadeur d’Israël au Cameroun, Amnon Kalmar, a félicité l’auteure pour avoir mené ce travail dans un contexte particulièrement sensible.

Évoquant les événements du 7 octobre 2023 et leurs conséquences pour son pays, le diplomate a partagé son témoignage personnel avant de souligner la difficulté de produire une recherche sur la diplomatie publique alors que le conflit était en cours. Il a également rappelé les fonctions exercées par Sandrine Sonfack au sein de l’ambassade d’Israël au Cameroun, où elle est en charge de la diplomatie publique.Il a salué son professionnalisme et son engagement, estimant que son ouvrage constitue une contribution importante à la compréhension des enjeux de communication stratégique en période de guerre.

Le Professeur Paul Elvic Batchom relève la portée scientifique de l’ouvrage

Prenant la parole à son tour, le Professeur Paul Elvic Batchom, agrégé de science politique, a commencé par adresser ses félicitations à son ancienne étudiante.Il a souligné la qualité de son parcours académique et rappelé que la publication d’un ouvrage scientifique constitue un héritage intellectuel durable.

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Sur le fond, il a estimé que le livre ouvre un débat pertinent sur la notion même de diplomatie publique, traditionnellement associée aux relations entre États, mais qui s’adresse désormais également aux opinions publiques. Selon lui, l’ouvrage montre que la diplomatie publique conserve toute sa pertinence en temps de guerre, où la bataille se déroule aussi sur le terrain de l’information et des perceptions.Le professeur Batchom a également relevé la nuance apportée par l’auteure sur la distinction entre la lutte contre une organisation armée et les populations civiles, estimant que cette réflexion contribue à enrichir le débat académique sur les conflits contemporains.

Une note de lecture élogieuse

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La présentation scientifique de l’ouvrage a mis en évidence son caractère interdisciplinaire, à la croisée des relations internationales, du droit, de la communication et des sciences politiques.Les intervenants ont insisté sur l’originalité de cette recherche, qui contribue à combler un vide dans la littérature francophone consacrée à la diplomatie publique en contexte de guerre. Ils ont également souligné la richesse de son cadre théorique, son approche méthodologique et l’intérêt de ses analyses portant sur les stratégies narratives des acteurs du conflit.

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Si certaines pistes de comparaison avec d’autres conflits auraient pu être davantage développées, les universitaires présents ont estimé que cette réserve n’enlève rien à la valeur scientifique de cette contribution, appelée à devenir une référence pour les chercheurs et les étudiants intéressés par la diplomatie publique et la communication stratégique.« Derrière un livre, il y a beaucoup de sacrifices »Très émue, Sandrine Ouatedem Sonfack a remercié les participants venus nombreux assister à cette cérémonie.L’auteure a rappelé que la publication d’un ouvrage scientifique est l’aboutissement d’un long processus de recherche, de lecture, d’écriture et de réécriture.« Derrière le livre, il y a beaucoup de sacrifices. Il y a beaucoup de lecture, d’écriture, de relecture, de réécriture… jusqu’à trouver la formulation juste », a-t-elle confié, invitant les jeunes chercheurs à persévérer dans leurs travaux malgré les difficultés inhérentes à la recherche scientifique.

Portrait de l’auteure

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Dr Sandrine Ouatedem Sonfack, PhD, est docteure en sciences politiques et spécialiste de la diplomatie publique. Chercheure et praticienne, elle exerce également des fonctions liées à la diplomatie publique et aux affaires culturelles à l’ambassade d’Israël au Cameroun.Ses travaux portent sur les relations internationales, la communication stratégique, la gouvernance et les politiques publiques. Avant cet ouvrage, elle a notamment publié La sécurité sociale et le Covid-19 au Cameroun (Generis Publishing, 2024), ainsi qu’un article scientifique consacré à la chefferie traditionnelle dans la coopération décentralisée. Elle poursuit actuellement des recherches sur la société civile en Afrique francophone.

Mariée et mère de trois enfants, Sandrine Ouatedem Sonfack s’impose progressivement comme l’une des voix francophones qui contribuent au développement des études sur la diplomatie publique et les stratégies d’influence dans les relations internationales.

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Myriane Djamegne

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