Au lendemain du grave accident industriel survenu à METAFRIQUE STEEL, qui a fait cinq morts et douze blessés graves le 2 novembre 2026 à Douala, le gouvernement entend renforcer les exigences de sécurité dans le secteur métallurgique. Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, le Pr FUH CALISTUS GENTRY, a présidé, le 4 novembre 2026 à Douala, une réunion de concertation avec les principaux acteurs de la filière. Au cœur des échanges : la prévention des risques professionnels, le respect des normes industrielles et la modernisation des unités de production.
La rencontre a réuni plusieurs autorités administratives et judiciaires, notamment le gouverneur de la région du Littoral, le préfet du Wouri, le procureur général, ainsi que des représentants de la mairie de Douala et du Conseil régional. Les responsables des forces de défense et de sécurité et les administrations sectorielles ont également pris part aux travaux. Du côté des industriels, les entreprises FOKOU, ACERO, METAFRIQUE STEEL et PROMETAL étaient représentées.Les discussions ont notamment été marquées par un exposé du Dr Pierre MOUELEU sur la prévention des risques professionnels, la conformité aux normes réglementaires et la sécurisation des installations industrielles. Une intervention qui a permis de remettre au centre des préoccupations les impératifs de protection des travailleurs dans un secteur exposé à des risques importants.
METAFRIQUE STEEL fermée en attendant les conclusions des enquêtes
Face à la gravité du bilan humain de l’accident du 2 novembre, le ministre a présenté les mesures prises par le gouvernement. L’unité industrielle de METAFRIQUE STEEL reste fermée jusqu’à la mise en œuvre des recommandations issues des investigations. Une enquête administrative et technique, conduite sous la supervision du Comité national de l’inspection, a par ailleurs été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame et d’établir les éventuelles responsabilités.
Le membre du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’assurer une prise en charge appropriée des victimes et de renforcer la protection des travailleurs. Il a rappelé que les entreprises reconnues coupables de manquements aux exigences réglementaires en matière de sécurité industrielle s’exposent à des sanctions.À travers ces mesures, les autorités entendent faire de cet accident un signal d’alerte pour l’ensemble de la filière métallurgique. L’objectif est de prévenir la répétition de tels drames en renforçant les mécanismes de contrôle et en imposant une application rigoureuse des normes de sécurité au sein des unités de production.
Vers une modernisation des procédés de production
Au-delà de la gestion des conséquences immédiates de l’accident, la concertation a également porté sur les perspectives de transformation de l’industrie métallurgique camerounaise. Le ministre FUH CALISTUS GENTRY a invité les opérateurs économiques à accélérer la modernisation de leurs équipements et de leurs procédés de fabrication.Il a notamment préconisé le recours au minerai de fer enrichi, avec une teneur en fer comprise entre 60 et 64 %, pour la production de billettes à partir du concentré de fer. Cette orientation vise à améliorer les performances industrielles, à renforcer la qualité de la production locale et à favoriser une meilleure valorisation des ressources minières nationales.
L’État entend accompagner les entreprises dans cette transition technologique.Cette rencontre marque ainsi une double orientation gouvernementale : renforcer la sécurité des installations industrielles et accélérer la modernisation de la filière métallurgique. Pour les pouvoirs publics, la compétitivité de l’industrie camerounaise ne saurait se construire au détriment de la vie humaine. La protection des travailleurs et le respect des normes doivent désormais constituer des exigences incontournables du développement industriel.



