Chef de la délégation camerounaise à la 70e session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui s’est tenu du 14 au 18 septembre 2026 à Vienne, en Autriche, la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Madeleine Tchuinte, a présenté la déclaration du Cameroun le 15 septembre.
Devant près de 4 000 représentants issus de 182 pays, la ministre a mis en avant les principaux résultats de la coopération entre le Cameroun et l’AIEA au cours de l’année 2026. Elle a notamment insisté sur les progrès enregistrés dans les domaines de la sûreté et de la sécurité nucléaires, de l’énergie et de la santé.
Le cadre nucléaire renforcé et le projet de nucléaire civil à l’étude
Parmi les avancées présentées par la cheffe de la délégation camerounaise figure le renforcement du cadre législatif et réglementaire applicable aux activités impliquant des rayonnements ionisants.
Dans ce domaine, l’expertise de l’AIEA a notamment contribué à la préparation du décret n°2026/00201 du 2 février 2026, fixant le taux ainsi que les modalités de collecte, de répartition et d’affectation de la redevance et des taxes applicables aux activités, pratiques et installations impliquant une exposition aux rayonnements ionisants.Madeleine Tchuinte a également évoqué l’étude de faisabilité consacrée au nucléaire civil au Cameroun. Cette démarche s’inscrit, selon la déclaration camerounaise, dans le double objectif de renforcer la souveraineté énergétique du pays et de prendre en compte les exigences environnementales internationales liées à la neutralité carbone.
Sur le volet de la sécurité nucléaire, le Cameroun, à travers l’Autorité de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire (ASRAN), a bénéficié de l’expertise de l’AIEA pour la mise en œuvre d’un dispositif de sécurité nucléaire lors de la visite du pape Léon XIV au Cameroun, du 15 au 18 avril 2026.La coopération entre les deux parties s’est également poursuivie dans le cadre du programme COMPASS, mis en œuvre entre 2024 et 2026 et destiné à renforcer les capacités des États membres dans l’application des garanties.
La santé au cœur de la coopération avec l’AIEA
La coopération camerouno-aïenne concerne également le secteur de la santé. La ministre a notamment annoncé la création, à l’Hôpital général de Douala, d’une unité de mammographie dans le cadre de l’initiative « Rayon d’Espoir » de l’AIEA.Cette infrastructure doit contribuer au renforcement du dépistage du cancer du sein et faciliter la prise en charge précoce des patientes.À travers ces différentes actions, le Cameroun entend poursuivre le développement des applications pacifiques des technologies nucléaires, tout en renforçant les mécanismes nationaux de sûreté et de sécurité.
Au terme de son intervention, Madeleine Tchuinte a renouvelé, au nom du gouvernement camerounais, la reconnaissance du pays à l’AIEA pour son accompagnement dans le développement de l’infrastructure nationale de sûreté et de sécurité nucléaires.La 70e session ordinaire de la Conférence générale de l’AIEA, qui réunit à Vienne les représentants de 182 pays du 14 au 18 septembre 2026, constitue ainsi une nouvelle occasion pour le Cameroun de présenter ses priorités et les résultats de sa coopération avec l’Agence.




