Le projet hydroélectrique de Kikot-Mbebe vient de franchir une étape majeure dans son processus de réalisation. Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable a délivré le certificat de conformité environnementale, une autorisation indispensable qui rapproche le démarrage des travaux de cette future centrale de 500 MW sur le fleuve Sanaga.
Une autorisation qui ouvre la voie au chantier
L’obtention du certificat de conformité environnementale marque une avancée importante pour le projet Kikot-Mbebe.
Ce document atteste que les études d’impact environnemental et social ainsi que les mesures de gestion prévues répondent aux exigences réglementaires en vigueur.Porté par la société Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), détenue conjointement par l’État du Cameroun et le groupe français EDF, le projet prévoit la construction d’un barrage hydroélectrique, d’une centrale équipée de six turbines ainsi que d’une ligne de transport d’électricité de 400 kV destinée à renforcer le réseau national.
Un coût revu à la baisse
Le coût prévisionnel du projet est désormais estimé à environ 870 milliards de FCFA, contre 1 050 milliards de FCFA lors des premières évaluations, soit une réduction significative des besoins d’investissement.Cette révision budgétaire s’inscrit dans une démarche d’optimisation des coûts, tout en maintenant les objectifs techniques et énergétiques de cette infrastructure, considérée comme l’un des plus importants projets hydroélectriques du Cameroun.
Un levier pour l’approvisionnement énergétique et l’emploi
À terme, la centrale de Kikot-Mbebe devrait produire environ 3,3 térawattheures (TWh) d’électricité par an, contribuant ainsi à renforcer l’offre énergétique nationale et à accompagner les besoins croissants des ménages et des industries.
Au-delà de son impact sur la production d’électricité, le chantier devrait générer plus de 3 500 emplois durant la phase de construction. Les autorités misent sur ce projet stratégique pour soutenir le développement économique, améliorer la sécurité énergétique du pays et accélérer l’atteinte des objectifs nationaux en matière de production électrique.


