Le projet de barrage hydroélectrique de Kikot, présenté comme l’un des plus ambitieux du secteur énergétique camerounais, connaît un nouveau décalage de calendrier. Initialement attendu plus tôt, le lancement effectif des travaux est désormais prévu en 2028, tandis que la mise en service de l’infrastructure est annoncée pour 2033. Malgré ce report, les autorités poursuivent les préparatifs administratifs et financiers de ce projet stratégique.
Un calendrier repoussé, mais un coût revu à la baisse
Selon les nouvelles projections, le projet hydroélectrique de Kikot nécessitera un investissement estimé à 872 milliards de FCFA, soit une réduction de 17 % par rapport aux estimations précédentes. Dans ce montage financier, l’État du Cameroun devra mobiliser 150 milliards de FCFA afin de couvrir sa part de financement.Ce réajustement budgétaire intervient dans un contexte marqué par la recherche de solutions visant à optimiser les coûts tout en maintenant les objectifs de production énergétique du projet.Les préparatifs se poursuivent sur le terrainEn dépit du report du calendrier, plusieurs étapes importantes ont déjà été franchies.
En mai 2025, 527 hectares de terrain ont été officiellement réquisitionnés pour permettre la réalisation des ouvrages liés au barrage.Par ailleurs, l’État du Cameroun et EDF International ont procédé à la conversion des créances de la société KHPC, une opération qui s’inscrit dans le cadre de la restructuration financière du projet et de la sécurisation de son financement avant le démarrage des travaux.
Un projet stratégique pour l’avenir énergétique du Cameroun
Avec une capacité de production attendue de 500 MW, Kikot deviendra, à son achèvement, la plus grande centrale hydroélectrique du Cameroun. L’infrastructure est considérée comme un pilier de la stratégie nationale visant à porter les capacités installées de production d’électricité à 5 000 MW.Si le nouveau calendrier repousse les bénéfices attendus de cette centrale, les autorités continuent de présenter le projet comme un levier majeur pour renforcer l’approvisionnement en énergie, soutenir l’industrialisation du pays et répondre à la demande croissante en électricité.


