Le Cameroun intensifie ses efforts pour attirer des investissements et renforcer la coopération internationale dans son secteur minier. Cet engagement a été au cœur d’une séance de travail présidée le 30 mars 2026 par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Fuh Calistus Gentry, en présence de diplomates américains et australiens.Parmi les personnalités présentes figuraient John G. Robinson, chargé d’affaires (ai) à l’ambassade des États-Unis au Cameroun, ainsi que Leilani Bin-Juda, haut-commissaire d’Australie basée à Abuja.
Ils étaient accompagnés de plusieurs responsables de leurs missions diplomatiques respectives.
Un secteur à fort potentiel
Au cours des échanges, le ministre a dressé un état des lieux du secteur minier camerounais, mettant en avant les projets en cours, les perspectives de croissance et les défis structurels. Il a notamment souligné la position géoéconomique stratégique du Cameroun en Afrique, portée par la diversité de ses ressources naturelles.
Le pays dispose d’environ 10 des 60 minéraux critiques identifiés à l’échelle mondiale, parmi lesquels le cobalt, le nickel, le manganèse, le lithium et le titane. Un potentiel qui place le Cameroun comme un acteur prometteur dans un contexte mondial marqué par une forte demande en ressources essentielles à la transition énergétique.
Intérêt accru des partenaires internationaux
Les représentants américain et australien ont insisté sur l’importance croissante des minéraux critiques pour le développement économique durable. Ils ont exprimé leur volonté d’accompagner le Cameroun dans une exploitation responsable et durable de ses ressources.
Au-delà des investissements directs, les discussions ont également porté sur le renforcement des capacités locales, l’appui technique et le transfert de compétences. Les partenaires ont souligné la nécessité d’un cadre juridique et réglementaire solide pour sécuriser et encourager les investissements étrangers.
Vers une coopération renforcée
Les diplomates ont manifesté leur intérêt pour la poursuite des échanges, notamment autour des opportunités d’affaires, du développement des infrastructures et de la valorisation de la chaîne de valeur minière. Des visites de sites miniers sont également envisagées afin d’identifier des pistes concrètes de collaboration.La rencontre s’est achevée sur une note positive, avec un engagement commun à approfondir le dialogue et à bâtir une coopération mutuellement bénéfique. Cette dynamique pourrait contribuer à accélérer le développement du secteur minier camerounais et, plus largement, soutenir la croissance économique du pays.


