La 72e séquence du Tournoi International Semences Olympiques (TISO) a livré son verdict dans l’enceinte du complexe sportif d’Olembé.
Au terme des différentes finales, l’ANAFOOT s’est imposée dans la catégorie U17, tandis que Semences Olympiques a remporté le trophée chez les U15. Les autres catégories, notamment les U12, U10 et U8, ont également consacré plusieurs académies venues mesurer leurs talents lors de cette compétition dédiée à la formation des jeunes footballeurs.Chez les U17, le capitaine de l’ANAFOOT, Dahirou Hakim, a salué la performance de son équipe, qui a su imposer son jeu face à une opposition relevée.

Pour le jeune joueur, ce sacre constitue une étape importante sur le chemin d’une éventuelle carrière professionnelle, un objectif partagé par nombre de ses coéquipiers.En U15, Semences Olympiques a confirmé sa bonne dynamique en dominant Avenir de Maroua. Pour Hiag Siani Mahi Peggy, cette victoire est le fruit d’une préparation soutenue et d’un encadrement régulier, avec notamment cinq séances d’entraînement hebdomadaires. L’équipe a pu compter sur une préparation à la fois tactique et mentale pour faire la différence.
Pascal Atangana dénonce la tricherie sur l’âge
Au-delà des résultats sportifs, la 72e séquence du TISO a surtout permis de relancer le débat sur les difficultés qui minent le football jeune au Cameroun. Après 26 années consacrées à l’encadrement des jeunes, le promoteur du tournoi, Pascal Atangana, s’inquiète particulièrement de la persistance de la tricherie sur l’âge.Selon lui, la présence de joueurs physiquement surdimensionnés dans des catégories qui ne correspondent pas à leur âge fausse la compétition et pénalise les jeunes réellement concernés.
Cette pratique compromet également la progression des joueurs eux-mêmes, en les faisant évoluer dans des environnements qui ne correspondent pas à leur niveau de développement.Pour remédier à cette situation, Pascal Atangana plaide pour un fichage systématique des jeunes dès leur plus jeune âge, accompagné d’un suivi régulier et de championnats structurés. Il appelle également à une meilleure planification des compétitions de jeunes, dénonçant notamment des calendriers jugés incohérents, avec des championnats régionaux lancés tardivement.
Pour le promoteur, la reconstruction du football de base passe donc par un suivi rigoureux des académies, un encadrement éducatif renforcé et une meilleure implication des médias. Des conditions indispensables, selon lui, pour créer une véritable passerelle entre la formation et le football professionnel camerounais.


