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PIISAH : la BC-PME et la MAETUR appelées par le MINEPIA à soutenir la transformation des filières animales et halieutiques

Le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA) poursuit la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agro-pastoral et Halieutique (PIISAH). À cet effet, plusieurs conventions de partenariat et contrats de performance ont été signés le 20 août 2026 à Yaoundé avec des partenaires financiers, techniques et les structures sous tutelle du ministère.

La cérémonie, présidée par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, a notamment été marquée par la signature d’un avenant avec la Banque camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises (BC-PME), d’une convention avec la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (MAETUR), ainsi que de plusieurs contrats de performance avec les structures rattachées au MINEPIA.Pour le ministre Taïga, ces engagements traduisent « la volonté d’accélérer la concrétisation des actions engagées par le Gouvernement » dans le cadre du PIISAH, institué par le Chef de l’État pour renforcer la production nationale, réduire la dépendance aux importations et améliorer la compétitivité des filières agricoles, laitières et halieutiques.

6,5 milliards de FCFA supplémentaires pour les filières lait et poisson

Dans le cadre du partenariat avec la BC-PME, un avenant portant sur des ressources additionnelles de 6,5 milliards de FCFA au titre de l’exercice budgétaire 2026 a été signé.

Cette enveloppe vient renforcer le premier protocole conclu le 18 juin 2025, qui portait sur 5,650 milliards de FCFA.Les financements sont destinés en priorité aux opérateurs des filières lait et poisson. Selon le Directeur général de la BC-PME, les fonds sont déjà disponibles et certains opérateurs économiques privés en ont déjà bénéficié. D’autres devraient accéder à ces ressources dans les prochaines semaines.Au-delà du financement, le dispositif prévoit également des objectifs quantitatifs permettant de mesurer les niveaux de production attendus des bénéficiaires. L’ambition est d’accroître durablement l’offre nationale et de réduire le recours aux importations de produits issus de ces filières.

La MAETUR mobilisée pour sécuriser les espaces d’investissement

La deuxième convention concerne la MAETUR. Connue pour ses opérations d’aménagement en milieu urbain, l’institution rappelle que son champ d’intervention couvre également les espaces ruraux.

Dans le cadre de son partenariat avec le MINEPIA, la MAETUR aura notamment pour mission de réaliser des études d’aménagement et de contribuer à la sécurisation des espaces destinés à accueillir des exploitations modernes, des fermes d’élevage, des pôles aquacoles et des infrastructures de pêche.« Trouver des terrains fait partie de notre mission », a expliqué son directeur général, précisant que la sécurisation du foncier constitue une étape préalable à l’aménagement et à l’installation des producteurs. L’objectif est de mettre à leur disposition des sites structurés et viabilisés, susceptibles d’accueillir des investissements publics et privés dans des conditions sécurisées.Cette convention vient compléter celle signée en juin 2026 avec le Port autonome de Kribi, qui ouvre notamment des perspectives pour le développement de la mariculture et la valorisation des espaces appropriés dans la zone portuaire.

Les structures sous tutelle soumises à des contrats de performance

La seconde catégorie d’accords signés le 20 août concerne les contrats de performance conclus avec plusieurs structures sous tutelle ou rattachées au MINEPIA.

Il s’agit notamment de la Société de développement et d’exploitation des productions animales (SODEPA), du Laboratoire national vétérinaire (LANAVET), de la MIDEPECAM, de la Caisse de développement de l’élevage pour le Nord (CDEN), de la Caisse de développement de l’élevage pour le Nord-Ouest (CDENO) et de la Caisse de développement de la pêche maritime (CDPM).Ces organismes sont appelés à jouer le rôle d’agences d’exécution du PIISAH, avec pour mission de traduire les orientations du Gouvernement en résultats concrets sur le terrain.

Avec l’intégration du Port autonome de Kribi (PAK) et de la MAETUR dans ce dispositif, le MINEPIA entend ainsi renforcer la chaîne d’intervention autour de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture. L’objectif final reste le même : produire davantage, transformer localement et mieux commercialiser les produits camerounais afin de réduire progressivement la facture des importations.

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Myriane Djamegne

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