L’Observatoire national sur les changements climatiques et le Port autonome de Douala ont engagé une démarche visant à identifier et quantifier les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités portuaires.Le Port autonome de Douala-Bonabéri se prépare à mieux mesurer son empreinte carbone.
Dans le cadre de la collaboration entre l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) et le Port autonome de Douala (PAD), les deux institutions ont franchi une nouvelle étape dans la réalisation du bilan carbone du complexe portuaire.La première session du Comité de pilotage (COPIL) du projet s’est tenue le 4 septembre 2026 dans la salle des conférences de l’immeuble siège du PAD. Cette rencontre avait principalement pour objectif d’examiner et de valider le rapport de cadrage méthodologique et opérationnel élaboré par le Secrétariat technique.
Un cadre méthodologique pour mesurer les émissions
Le document soumis aux membres du Comité de pilotage définit les principales orientations de la mission.
Il précise notamment les périmètres qui seront pris en compte dans l’étude, les méthodes de quantification des émissions de gaz à effet de serre ainsi que les modalités de gestion et de traitement des données.Le rapport aborde également les mécanismes de contrôle qualité, les principaux livrables attendus et le calendrier de mise en œuvre des différentes activités.Cette étape de cadrage doit ainsi permettre d’harmoniser la démarche et de disposer d’une méthodologie suffisamment robuste pour garantir la fiabilité des résultats du bilan carbone.

Le COPIL fixe les orientations de la mission
Au cours de la session, les membres du Comité de pilotage ont également examiné le plan opérationnel et le dossier technique du projet. Les échanges ont permis de recueillir leurs observations et orientations, avant l’adoption des décisions nécessaires à la poursuite des travaux.
Cette implication du COPIL vise à assurer un suivi concerté de la mission et à garantir la cohérence des différentes étapes de réalisation du bilan carbone.Pour l’ONACC et le PAD, l’enjeu est notamment de disposer d’une base méthodologique et technique commune permettant de documenter avec précision les émissions associées aux différentes activités du Port de Douala-Bonabéri.
Vers une meilleure maîtrise de l’empreinte carbone du port

La réalisation de ce bilan doit permettre d’identifier et de quantifier les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre liées aux activités portuaires. Les données obtenues pourront ensuite servir à orienter les stratégies et mesures destinées à réduire progressivement l’empreinte carbone du port.À travers cette initiative, l’ONACC et le PAD renforcent ainsi leur collaboration autour de la prise en compte des enjeux climatiques dans le secteur portuaire.
La démarche s’inscrit dans une logique de production de données fiables, indispensables à la définition d’actions concrètes en faveur d’activités portuaires plus durables.Le bilan carbone devrait, à terme, fournir au Port autonome de Douala un outil d’aide à la décision pour mieux mesurer ses impacts climatiques et orienter ses futures actions de réduction des émissions.




