Le gouvernement camerounais entend faire de l’alimentation scolaire un investissement national durable au service de l’éducation, de la nutrition et de la protection sociale. Cette ambition était au centre de la conférence de presse organisée le 3 novembre 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Éducation de base, Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) représenté par son Directeur pays Gianluca Ferrera et avec l’appui du Projet d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC), financé par la Banque mondiale.
La rencontre a permis de présenter les orientations gouvernementales, les acquis enregistrés et les perspectives de mise en œuvre de la Stratégie nationale d’alimentation scolaire (SNAS).Dans les zones prioritaires, où les besoins sont particulièrement importants, la fourniture de repas aux élèves constitue une réponse aux défis nutritionnels et éducatifs.
Au-delà de leur fonction alimentaire, les cantines scolaires contribuent à favoriser l’accès à l’école, à maintenir les enfants dans le système éducatif et à améliorer leur participation aux apprentissages.Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de renforcer et d’institutionnaliser ces programmes afin d’en assurer la continuité et d’élargir progressivement leur couverture. Cette démarche repose sur une compréhension commune des enjeux, une meilleure coordination des interventions, la complémentarité des actions des différents acteurs et la mobilisation durable des ressources.
La stratégie nationale pour harmoniser les interventions
La conférence de presse a constitué un cadre de présentation des priorités et des engagements de l’État en matière d’alimentation scolaire. Elle visait également à renforcer la visibilité et l’appropriation de la Stratégie nationale d’alimentation scolaire, tout en clarifiant les responsabilités des différents secteurs impliqués.
Les échanges ont notamment porté sur les activités réalisées par le gouvernement, les mécanismes de coordination, de gestion et de suivi des programmes ainsi que les perspectives de leur développement. Une attention particulière a été accordée aux enjeux éducatifs, nutritionnels, sociaux et économiques de l’alimentation scolaire.L’objectif est de favoriser une mobilisation concertée des administrations sectorielles, des partenaires techniques et financiers, des collectivités territoriales décentralisées et des communautés autour d’une politique nationale cohérente. Cette approche doit permettre d’éviter la dispersion des interventions, de renforcer leur complémentarité et de créer les conditions d’une meilleure pérennisation des cantines scolaires.
Le partenariat PAREC-PAM au service de la réussite scolaire
Le partenariat entre le Projet d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC) et le Programme alimentaire mondial occupe une place importante dans cette dynamique. Avec le financement de la Banque mondiale, le PAREC accompagne les efforts visant à améliorer les résultats éducatifs et à promouvoir l’accès des élèves à des repas nutritifs.La présentation des acquis de cette collaboration a permis de mettre en évidence la contribution de l’alimentation scolaire à l’accès, au maintien, à la participation et à la réussite des enfants dans le système éducatif. Les expériences accumulées et les enseignements tirés constituent également des éléments de référence pour définir les approches futures dans le cadre de la SNAS.
Au-delà des réalisations, le gouvernement ambitionne de consolider les mécanismes de gestion et de suivi, de renforcer les partenariats et de mobiliser davantage de ressources pour soutenir le développement des programmes.L’ambition affichée est de faire de l’alimentation scolaire un véritable instrument de développement du capital humain.
En garantissant aux enfants un meilleur accès à des repas nutritifs et un environnement propice aux apprentissages, les pouvoirs publics entendent contribuer à leur épanouissement et à leur réussite. La pérennisation de cette politique dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs à inscrire leurs interventions dans une dynamique nationale coordonnée et soutenue.


