Le Cameroun a franchi une étape institutionnelle importante ce jeudi avec l’ouverture solennelle du 6ᵉ Congrès du Parlement au Palais de Verre Paul Biya.
Cette session exceptionnelle, réunissant les deux chambres parlementaires, est consacrée à l’examen d’un projet de révision de la Constitution.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Très Honorable Théodore Datouo, en sa qualité de Président du Congrès. Il était assisté du Président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, ainsi que du Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Essian André Noël.
Une session Historique
Dans son discours inaugural, le Président du Congrès a souligné le caractère inédit de cette rencontre. Il s’agit, en effet, de la première fois depuis la mise en place du Sénat que les deux chambres du Parlement se réunissent en Congrès pour examiner une modification de la loi fondamentale.
S’appuyant sur l’article 63 de la Constitution, il a rappelé que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient conjointement au Président de la République et au Parlement. Dans le cas présent, cette initiative émane du Chef de l’État, Paul Biya.
Un contexte politique marqué

Ce projet de révision intervient dans un contexte national particulier, marqué par les suites de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et l’investiture du Président de la République le 6 novembre de la même année.Au cours de son allocution, Théodore Datouo a évoqué les engagements pris par le Chef de l’État en faveur de la stabilité, de l’unité et de la prospérité du pays. Il a également salué une initiative qu’il inscrit dans la continuité des efforts visant à consolider la démocratie et les libertés publiques au Cameroun.Une forte mobilisation institutionnelleLa séance plénière d’ouverture a connu une large participation des institutions nationales et des partenaires internationaux.
Le gouvernement était représenté par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, entouré de plusieurs membres de son équipe.Étaient également présents des représentants du corps diplomatique, des organisations internationales ainsi que des acteurs de la société civile, témoignant de l’intérêt suscité par cette révision constitutionnelle.
Vers des changements majeurs ?
Si les détails précis des modifications envisagées n’ont pas encore été rendus publics lors de cette séance inaugurale, les travaux du Congrès devraient permettre d’examiner en profondeur les dispositions concernées.Cette révision pourrait marquer un tournant dans l’évolution institutionnelle du Cameroun, dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gouvernance, de stabilité et de modernisation des institutions restent élevées.
Les prochains jours seront donc déterminants pour l’avenir du cadre constitutionnel camerounais.


