Yaoundé, 14 avril 2026 — Le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique a servi de cadre, ce mardi, à une audience de haut niveau entre le ministre par intérim, le Pr FUH Calistus Gentry, et une délégation de la Banque mondiale. Au cœur des échanges : le financement des infrastructures industrielles et l’accélération de la transformation structurelle de l’économie camerounaise.
Un financement stratégique pour cartographier l’industrie
L’un des points majeurs abordés lors de cette rencontre a porté sur la mobilisation d’un appui financier de la Banque mondiale en vue de réaliser un état des lieux exhaustif des zones industrielles, des parcs industriels et des zones économiques à travers le territoire national.Cette initiative vise à doter le Cameroun d’une cartographie précise de son tissu industriel, préalable indispensable à une meilleure planification et à une réorganisation efficiente des activités productives. À terme, il s’agit de favoriser la création de pôles industriels structurés dans chaque région du pays.
Plus de 11 milliards de FCFA pour la zone économique de Bertoua
Autre annonce majeure : l’approbation, le 31 mars 2026, par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, d’un financement de plus de 11 milliards de FCFA pour le projet « Économie forestière ».Cette enveloppe permettra notamment de soutenir le développement de la zone économique spéciale bois de Bertoua, dans la région de l’Est. Ce projet s’inscrit dans une logique de valorisation locale des ressources forestières et de promotion de la transformation industrielle du bois, avec à la clé la création d’emplois et de richesses.
Des chaînes de valeur pour booster le PIB

Au cours des discussions, le Pr FUH Calistus Gentry a mis en lumière la stratégie gouvernementale axée sur le développement de grands projets miniers. L’objectif affiché est la mise en place de plus d’une trentaine de chaînes de valeur complètes chaque année, afin de stimuler significativement le produit intérieur brut.Plusieurs filières sont déjà en cours de déploiement, parmi lesquelles :la transformation de la bauxite en alumine puis en aluminium ;la chaîne calcaire–clinker–ciment ;la valorisation de l’argile et du feldspath pour la production de carreaux ;ou encore la transformation du minerai de fer en concentré puis en billettes.
Plaidoyer pour le développement des zones industrielles
Le chef du département ministériel a également insisté sur la nécessité d’un accompagnement accru de la Banque mondiale dans le développement des zones industrielles. Selon lui, ces infrastructures constituent le socle du décollage industriel du Cameroun et un levier essentiel pour attirer les investissements.La future cartographie industrielle devrait ainsi permettre de mieux localiser les activités, d’optimiser les ressources et de favoriser un aménagement équilibré du territoire.
Un partenariat au service de l’emploi et de la croissance
Pour les autorités camerounaises, l’appui de la Banque mondiale représente une valeur ajoutée déterminante dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale de développement industriel. Celle-ci ambitionne de créer des emplois durables, d’accroître la compétitivité de l’économie et de renforcer la transformation locale des matières premières.
La rencontre s’est achevée par une photo de famille, symbole d’un partenariat renouvelé et d’une volonté commune d’accélérer l’industrialisation du Cameroun.


