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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun et la Centrafrique à l’offensive pour une meilleure sécurisation

Le Cameroun et la République centrafricaine poursuivent le renforcement de leur coopération en matière de sécurité transfrontalière. C’est dans cette dynamique que s’est ouverte, ce jeudi 18 juin 2026 à l’École de Formation aux Opérations de Maintien de la Paix (EFOMP) de Motcheboum, la 5ᵉ session de la Commission mixte permanente de sécurité transfrontalière entre les deux pays.

La cérémonie protocolaire d’ouverture a enregistré la participation du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Joseph Lé, par ailleurs membre du Comité de Pilotage de la Plateforme pour le Développement de la Région de l’Est. Cette rencontre de haut niveau réunit les responsables des secteurs de la défense et de la sécurité des deux États afin d’évaluer les avancées enregistrées et de définir de nouvelles stratégies face aux défis sécuritaires communs.

Faire le point sur la sécurité aux frontières

Les travaux sont coprésidés par le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense du Cameroun, Joseph Beti Assomo, et le Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée de la République centrafricaine, Claude Rameaux Bireau.Cette cinquième session constitue un cadre d’échanges privilégié pour examiner l’évolution de la situation sécuritaire dans les zones frontalières et renforcer les mécanismes de coopération entre les forces de défense et de sécurité des deux pays. Les discussions porteront notamment sur la protection des populations, la sécurisation des échanges commerciaux ainsi que la lutte contre les menaces transfrontalières susceptibles de compromettre la stabilité régionale.

Le corridor Douala-Bangui au cœur des préoccupations

Parmi les sujets majeurs inscrits à l’ordre du jour figure la sécurisation du corridor Douala-Bangui, axe stratégique long de près de 800 kilomètres. Véritable poumon économique pour la République centrafricaine, ce corridor assure l’acheminement des marchandises et constitue un maillon essentiel des échanges commerciaux entre les deux pays.

Les participants entendent ainsi évaluer les dispositifs existants et identifier des mesures susceptibles de renforcer la sécurité des personnes et des biens sur cet itinéraire vital.

L’objectif est de garantir la fluidité du trafic, de préserver les activités économiques et de consolider la coopération bilatérale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans la sous-région.

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Myriane Djamegne

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