Maroua – Le Secteur des Douanes de l’Extrême-Nord et la Direction régionale du Programme alimentaire mondial (PAM) renforcent leur collaboration afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations vulnérables. Réunis à Maroua, les responsables des deux institutions ont défini de nouvelles mesures destinées à simplifier les procédures de dédouanement tout en garantissant un contrôle rigoureux des marchandises.
Des procédures harmonisées pour un dédouanement plus rapide
Au cœur des échanges figurait la volonté commune de réduire les délais de traitement des cargaisons humanitaires. Pour y parvenir, le PAM s’est engagé à respecter un protocole documentaire strict avant toute opération de dédouanement.
Les services douaniers exigent notamment la transmission préalable des lettres d’exemption de droits et taxes dûment visées, des manifestes de cargaison détaillés, des certificats phytosanitaires pour les denrées alimentaires, des lettres de voiture internationales pour les flux transfrontaliers ainsi que des listes des châssis des camions transportant les marchandises.Cette harmonisation des procédures vise à accélérer le passage des convois tout en assurant le respect de la réglementation douanière.
Une meilleure traçabilité pour sécuriser les opérations
Les deux partenaires ont également convenu de mettre en place des points uniques de prise en charge conjointe des marchandises à l’entrée et à la sortie de la région de l’Extrême-Nord. Des agents de la Douane et du PAM seront désignés pour assurer le suivi et la conformité des cargaisons.
Dans le même esprit, le PAM devra communiquer en temps réel plusieurs informations essentielles, notamment le calendrier des convois, la nature et le volume des marchandises, l’identité des transporteurs, les immatriculations des véhicules ainsi que les itinéraires et les destinations finales.Ces dispositions doivent permettre de lutter efficacement contre les faux transits, la contrebande et toute tentative de détournement des produits destinés aux bénéficiaires.
Un partenariat au service des populations vulnérables
Au-delà des aspects administratifs, cette collaboration devrait avoir un impact direct sur les populations de l’Extrême-Nord, confrontées à l’insécurité alimentaire, aux déplacements de populations et aux effets des crises climatiques et sécuritaires. En fluidifiant la chaîne logistique, la Douane et le PAM entendent garantir un acheminement plus rapide et plus sûr de l’aide humanitaire.À l’issue de la rencontre, la cheffe du Bureau régional du PAM, Victoria Mwirichia, s’est réjouie de la qualité des échanges. « Nous sommes heureux de constater que la Douane nous accompagne dans nos opérations humanitaires. J’ai trouvé des partenaires attentifs, professionnels et soucieux du bien-être commun », a-t-elle déclaré.Le chef du Secteur des Douanes de l’Extrême-Nord, le commandant Dima Quentin Achille, s’est montré tout aussi confiant quant aux perspectives de cette coopération. « Je suis confiant de ce que cette collaboration avec le PAM portera des fruits sur la longue durée, dans la perspective d’atteindre nos objectifs communs et spécifiques », a-t-il affirmé.
Présent dans l’Extrême-Nord, le Programme alimentaire mondial joue un rôle majeur dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. L’agence onusienne fournit une assistance d’urgence aux populations vulnérables, accompagne les petits producteurs agricoles, contribue à la restauration des terres dégradées et met en œuvre des actions visant à réduire les pertes post-récoltes, renforçant ainsi la résilience des communautés face aux crises.




