Cheick Mohamed Moustapha Noureddine NSAngou SINE et Mme Hadiza, épouse Alhadji Garba Larey NDJOA, ont été installés le 26 août 2026 au Musée national de Yaoundé, respectivement président du Conseil régional de l’Union islamique du Cameroun (UIC) pour le Centre et présidente du Conseil régional des femmes musulmanes pour la même région.
La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du gouverneur de la région du Centre, du Grand Imam Dr Moubarak Ibrahim, président de l’UIC, ainsi que de plusieurs dignitaires et invités.La communauté musulmane de la région du Centre dispose désormais officiellement de deux nouveaux responsables chargés de conduire ses activités régionales. La cérémonie d’installation, organisée le 26 août 2026 au Musée national de Yaoundé, a consacré la prise de fonctions de Cheick Mohamed Moustapha Noureddine NSAngou SINE et de Mme Hadiza, épouse Alhadji Garba Larey NDJOA.
Présidée en présence du représentant du gouverneur de la région du Centre et du président national de l’Union islamique du Cameroun, Dr Moubarak Ibrahim, la rencontre a été placée sous le signe de la paix, de l’unité, du dialogue et du renforcement de la contribution de la communauté musulmane à la vie sociale.
Deux profils pour porter les ambitions de l’UIC

Dans son allocution, le président national de l’UIC a souligné le caractère stratégique de la région du Centre. Yaoundé, capitale politique du Cameroun et siège des institutions, constitue selon lui un espace particulièrement important pour le rayonnement de l’islam dans le pays.« Le Centre est une région stratégique, cosmopolite, administrative. Elle est le miroir du Cameroun », a déclaré Dr Moubarak Ibrahim, insistant sur la nécessité de projeter l’image d’un islam fondé sur la paix, le dialogue, la citoyenneté et la construction de l’unité nationale.Le choix des deux responsables répond, selon lui, à cette exigence. Il s’agit de faire de l’UIC un acteur davantage engagé dans l’éducation, la formation de la jeunesse, la promotion de la femme et le développement communautaire.
Présenté comme un homme de foi et de consensus, Cheick Mohamed Moustapha Noureddine NSAngou SINE est né le 26 mai 1982 à Bafoussam. Formé notamment à l’université Al-Azhar du Caire et à l’université de Médine, il est titulaire d’un master en langue arabe et journalisme. Théologien et islamologue, il exerce également comme imam et traducteur à l’échelle internationale.
Il est par ailleurs directeur général de l’Institut islamique Sina et imam principal de la mosquée centrale numéro 2 de la Briqueterie à Yaoundé.Son parcours professionnel comprend également sept années passées comme cadre à la société Poa du Cameroun, tandis que son engagement communautaire l’a conduit à exercer des responsabilités au sein de l’association des diplômés d’Al-Azhar au Cameroun.
Pour le président national de l’UIC, ce profil multidisciplinaire devra servir à renforcer l’unité entre les différentes sensibilités musulmanes, à développer le dialogue avec les autorités et les autres confessions religieuses et à faire de l’éducation un levier de lutte contre l’ignorance, l’extrémisme et la consommation des stupéfiants.« Il est question pour nous d’aller vers les communautés, d’établir les ponts et les passerelles et de détruire les murs, de prêcher la parole et d’être cet apôtre de la paix partout où nous passons », a pour sa part déclaré Noureddine NSAngou SINE après son installation.
Femmes, jeunesse et œuvres sociales au cœur des priorités

À ses côtés, Mme Hadiza, épouse Alhadji Garba Larey NDJOA, prend la direction du Conseil régional des femmes musulmanes pour le Centre. Née le 29 juillet 1958 à Nanga Eboko, dans la Haute-Sanaga, elle compte 35 années de carrière professionnelle au FONADER, au Crédit Agricole et à la BEAC, où elle a achevé son parcours en 2019.
Son engagement associatif est notamment marqué par la création, en 2015, du Cercle des femmes musulmanes du Fontem, une plateforme consacrée à l’encadrement et au soutien des femmes.Son nouveau mandat l’appelle notamment à renforcer l’unité des femmes musulmanes, à contribuer à l’éducation et à la formation des jeunes filles et des mamans, ainsi qu’à promouvoir leur autonomisation économique. La lutte contre la déperdition scolaire, les mariages précoces et les violences faites aux femmes et aux filles figure également parmi les priorités évoquées.
La nouvelle présidente entend d’ailleurs placer les écoles coraniques et les orphelinats au premier rang de son action. « Mes projets pour le moment, c’est les écoles coraniques, les orphelinats et c’est mon premier cheval de bataille », a-t-elle confié, exprimant sa gratitude à Allah et sa détermination à être à la hauteur de la mission qui lui a été confiée.
De son côté, l’administration régionale a salué cette nouvelle étape de l’organisation de l’UIC. Dans son intervention, la représentante du gouverneur du Centre a reconnu la contribution de l’organisation musulmane dans l’éducation, la formation, l’accompagnement social et la promotion de la paix.
Elle a invité les nouveaux responsables à œuvrer davantage pour la cohésion sociale, l’encadrement de la communauté musulmane et la promotion d’une citoyenneté responsable. Elle a également encouragé Mme Hadiza à poursuivre son engagement en faveur de la formation, de l’insertion et de l’autonomisation des femmes.Au-delà de la cérémonie protocolaire, cette installation ouvre ainsi une nouvelle séquence pour l’Union islamique du Cameroun dans la région du Centre.
Avec deux responsables appelés à travailler sur le terrain, l’ambition affichée est de rapprocher davantage l’organisation des communautés, de consolider le dialogue avec les autorités et les autres confessions religieuses et de faire de l’éducation, de la solidarité et du développement des instruments au service du vivre-ensemble.



