Pour Antonio De Vivo, responsable du bureau de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) au Mozambique, l’augmentation des quantités de drogues disponibles sur les marchés locaux favorise leur accessibilité. La baisse potentielle des prix, particulièrement pour les drogues de synthèse, expose davantage les populations à faibles revenus, notamment les jeunes.
Cette situation dépasse les frontières mozambicaines.
En Afrique du Sud, le démantèlement de laboratoires clandestins impliquant des ressortissants mexicains révèle également l’implantation de réseaux internationaux de production de méthamphétamine. Une partie de cette production est destinée à des marchés étrangers, notamment en Australie.Face à cette évolution, les autorités mozambicaines sont confrontées à un double défi : renforcer la surveillance des circuits de trafic et développer les dispositifs de prévention et de prise en charge des personnes dépendantes. Les spécialistes redoutent une aggravation durable du phénomène, dans un contexte où la production locale et la diversification des drogues pourraient encore accroître leur disponibilité sur le marché national.




