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SIAC 2026 : le Mfoundi satisfait de la mobilisation des acteurs aquacoles

La participation du département du Mfoundi à la deuxième édition du Salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC 2026) est jugée satisfaisante par les responsables locaux du secteur. Organisé du 2 au 6 juin 2026 au Palais polyvalent des sports de Yaoundé par le Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA) en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle pour le développement de l’aquaculture au Cameroun (OIDAC), le salon a réuni les principaux acteurs de la filière autour du thème : « Les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture au Cameroun comme leviers nationaux d’animation territoriale sur les plans économique, social et technologique ». Le Maroc était le pays hôte de cette édition.

Pour Haadou Alkaissou, délégué départemental du Mfoundi au MINEPIA, la forte mobilisation des organisations paysannes et des opérateurs aquacoles témoigne de l’intérêt croissant accordé à cette activité.« Nous avons enregistré une participation massive de nos différents opérateurs et organisations paysannes du secteur aquacole. Nous ne pouvons qu’être satisfaits et remercier le ministère pour l’organisation de cet évènement », a-t-il déclaré.

Un intérêt grandissant pour l’aquaculture en milieu urbain

Selon le responsable départemental, le secteur connaît un regain d’intérêt depuis la première édition du SIAC en 2024. Contrairement à d’autres activités d’élevage nécessitant de vastes espaces, l’aquaculture offre l’avantage de pouvoir être pratiquée sur de petites superficies, y compris dans les zones urbaines.« Même derrière une maison, il est possible d’installer quelques bacs pour produire du poisson », explique-t-il.Cependant, certains défis demeurent. Le premier concerne la qualité de l’eau, essentielle à la réussite des exploitations aquacoles en milieu urbain.

Le second est lié à l’alimentation des poissons, encore fortement dépendante des importations.Face à cette situation, le MINEPIA multiplie les initiatives visant à promouvoir la production locale d’aliments aquacoles afin de réduire les coûts de production et renforcer la compétitivité des exploitants.

La production locale encouragée face aux importations

Au-delà de la production, la question de la consommation et de la concurrence des produits importés reste au cœur des préoccupations. Haadou Alkaissou rappelle que des mesures ont été prises ces dernières années pour limiter l’importation de certaines espèces déjà produites localement.

Il cite notamment le tilapia, la carpe et le clarias, dont la production nationale est encouragée afin de réduire progressivement la dépendance aux importations. En revanche, le recours aux importations demeure nécessaire pour certaines espèces marines dont l’offre locale reste insuffisante pour satisfaire la demande nationale.Cette orientation en faveur du « produire local » a également trouvé un écho favorable lors du SIAC 2026. L’un des temps forts du salon a été la signature de partenariats entre les acteurs de la filière aquacole et deux institutions financières, ACEP et la Banque camerounaise des PME (BC-PME). Ces accords visent à faciliter l’accès au financement des projets aquacoles et à accélérer le développement de la filière à travers le pays.

À l’issue des cinq jours d’échanges, d’expositions et de rencontres professionnelles, les acteurs du Mfoundi repartent avec de nouvelles perspectives pour renforcer la production aquacole locale et contribuer à l’atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire fixés par les pouvoirs publics.

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Myriane Djamegne

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