La région de l’Extrême-Nord tire un bilan positif de sa participation à la deuxième édition du Salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC 2026), tenue du 2 au 6 juin au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Organisé par le Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA) et l’Organisation interprofessionnelle pour le développement de l’aquaculture au Cameroun (OIDAC), avec le Maroc comme pays hôte, l’événement était placé sous le thème : « Les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture au Cameroun comme leviers nationaux d’animation territoriale sur les plans économique, social et technologique ».Selon le Dr Amadou Lahamdi, délégué régional de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales de l’Extrême-Nord, cette deuxième édition a constitué une avancée significative par rapport à celle de 2024.
Des échanges enrichissants et des perspectives de financement
« Treize participants sont venus de l’Extrême-Nord avec des expériences qu’ils ont partagées avec les autres aquaculteurs du pays.
Ils ont également tiré profit des expériences des neuf autres régions du Cameroun, notamment à travers les six thèmes développés au cours du salon », a indiqué le responsable régional.Parmi les retombées majeures de cette édition, le Dr Lahamdi souligne la signature de protocoles d’accord entre les acteurs de la filière aquacole et plusieurs institutions financières, notamment la Banque camerounaise des PME (BC-PME) et ACEP. Ces partenariats devraient faciliter l’accès au financement des projets aquacoles et contribuer à la professionnalisation du secteur dans l’Extrême-Nord.
L’accès à l’eau, principal défi progressivement maîtrisé
Revenant sur les difficultés évoquées lors de la première édition du SIAC, le délégué régional a rappelé que l’accès à l’eau demeure le principal obstacle au développement de la pisciculture dans l’Extrême-Nord.« L’eau est le principal capital pour la pisciculture », a-t-il souligné. Pour y remédier, plusieurs solutions ont été mises en œuvre.
Il s’agit notamment de la réalisation de forages dans les grandes agglomérations et de la sensibilisation des producteurs à l’aménagement d’étangs en dérivation sur les cours d’eau permanents comme le Logone, ainsi qu’à la construction d’étangs-barrages sur les rivières et les mayo.Le responsable régional affirme également qu’un suivi technique régulier a été assuré auprès des producteurs afin d’améliorer les pratiques et de renforcer la résilience de la filière.
À travers sa participation au SIAC 2026, l’Extrême-Nord entend ainsi consolider les acquis enregistrés ces dernières années et saisir les nouvelles opportunités de financement, de formation et de partenariat offertes par cette plateforme nationale dédiée au développement durable de l’aquaculture.



