7e art : entretien avec Ferdinand Sylvere Engo, Directeur général du Festival International du Film d’Humour et de Comédie (Festico), relatif à l’organisation de la 4e édition de ce grand évènement culturel pour l’année prochaine.
Vous préparez actuellement la 4e édition du Festico 2027 prévue à Paris . Avant d’entrer dans le vif du sujet, peut-on savoir un peu plus du bilan du Festico des années antérieures? Êtes- vous satisfait de vos réalisations jusqu’ici ?
Bien-sûr, je suis personnellement satisfait du chemin déjà parcouru. Nous avons pu mettre sur pied l’association FESTICO FRANCE qui organise aujourd’hui le Festival International du Film d’Humour et de Comédie de Paris (FESTICO DE PARIS). Comme tout projet ambitieux, les débuts ne sont jamais aisés. Mais avec un peu de ténacité et de réseautage, le train finit toujours par se tenir droit sur les rails. Il faudra ensuite un peu plus de force et de constance pour le pousser à avancer.
Peut-on avoir une idée des préparatifs du Festico 2027 ? Qu’est-ce qui pourrait faire la différence par rapport aux éditions précédentes ?
Actuellement, notre équipe sur place à Paris est en pleine phase de prospection. Car au-delà du public, les partenaires et les sponsors demeurent vitaux pour la réussite d’un évènement d’une telle envergure. Le lieu et les dates sont pour l’instant confidentiels car, de nombreux paramètres de notre organisation ne dépendant pas directement de nous. Les lettres d’invitation officielles sont en cours d’acheminement auprès des artistes et de plusieurs structures à travers le continent africain qui souhaitent effectuer le déplacement le moment venu (mars 2027). Et pour la première fois, nous aurons l’honneur d’accueillir un pays invité d’honneur au FESTICO DE PARIS. Le nom du pays sera dévoilé ultérieurement.
Les discussions avec l’ambassade de France du pays concerné sont en cours. Nous rappelons d’ailleurs que tous les acteurs du secteur culturel et médiatique peuvent solliciter une lettre d’invitation pour prendre part en présentiel à cette 4ème édition parisienne de cette fête du cinéma comique, qui est ouverte à tous et à toutes gratuitement. Cette édition se veut beaucoup plus large, avec l’ajout de nouvelles activités (danse, défilé de mode, monologue…), afin de permettre au plus grand nombre de trouver satisfaction et de nouer des rencontres fructueuses, susceptibles de déboucher sur de futures collaborations. Donc votre média (comme bien d’autres) peut bien solliciter une couverture du prochain FESTICO DE PARIS et il recevra bel et bien son invitation/ accréditation, comme bon nombre de médias en Afrique.
Les difficultés il y en a certainement dans le déroulement de vos activités. À quel type d’obstacle êtes-vous confronté dans la trajectoire de votre projet ? Les difficultés rencontrées par les organisateurs d’évènements culturels sont sensiblement les mêmes partout à travers le monde. La quête des moyens (surtout financiers que logistiques) occupe le premier rang de ces obstacles. Mais les choses finissent toujours par s’ordonner lorsqu’on dispose d’une vision claire du concept et d’un modèle de fonctionnement déjà bien établi.
Êtes – vous satisfait de votre contribution pour le rayonnement de la culture camerounaise au niveau national et international ?
Je me réjouis de ce qui se dessine devant moi jusqu’ici. Mais à vrai dire, un très long chemin reste encore à parcourir pour que notre art cinématographique retrouve ses lettres de noblesse comme ce fut le cas il y a trente à quarante ans. Pour ma part, je ne fais qu’apporter ma modeste contribution, comme beaucoup d’autres le font d’ailleurs. Je milite avant tout pour la valorisation du cinéma africain en général et du genre comique en particulier. Mais comme je l’ai évoqué un peu plus haut, cela dépend de plusieurs facteurs pour que ma satisfaction puisse être totale.
Interview menée par Tchuisseu Lowé


